Installer des dalles en béton directement sur la terre : atouts et risques à connaître

Résumer avec l'IA :

Poser des dalles en béton directement sur la terre attire beaucoup de propriétaires qui veulent un extérieur rapidement praticable, sans gros travaux ni devis compliqués. La solution paraît simple : quelques dalles, un peu d’huile de coude, et le tour est joué. Dans la réalité du terrain, la situation est moins noire ou blanche. Cette méthode peut rendre de fiers services pour une terrasse légère, un coin repas estival ou un chemin de jardin, à condition de bien connaître ses limites et de préparer le sol avec sérieux. Sinon, les fissures, les affaissements et les flaques d’eau arrivent vite, parfois dès le premier hiver.

Pour éviter ces mauvaises surprises, il faut regarder le sol comme un artisan : comment il réagit à la pluie, s’il reste gorgé d’eau, s’il se tasse au passage d’une brouette, ou encore s’il est composé de terre végétale, de remblai ou d’argile. Ce diagnostic permet de savoir si une pose directe sur la terre est envisageable, ou s’il vaut mieux prévoir un lit de sable, de gravier, voire une solution sur plots. L’objectif n’est pas de transformer le jardin en chantier permanent, mais de trouver le bon équilibre entre rapidité, budget et durabilité, en tenant compte du climat, de l’usage prévu et du reste de l’aménagement extérieur.

En bref

  • Poser des dalles béton directement sur la terre est possible, mais adapté surtout aux usages légers, temporaires ou sur sols très stables.
  • La préparation du terrain (décaissement, nivellement, compactage) reste indispensable, même pour une pose simplifiée.
  • Les sols argileux, humides ou remblayés rendent la pose directe très risquée : mieux vaut un lit de gravier, de sable ou une solution sur plots.
  • Le drainage et la pente conditionnent la durée de vie des dalles : eau stagnante = fissures, gel, mousses et entretien lourd.
  • Des alternatives comme le carrelage sur plots, les graviers stabilisés ou les pavés drainants offrent souvent un meilleur rapport confort/durabilité.

Installer des dalles en béton sur la terre : usages possibles, atouts et vraies limites

La pose de dalles en béton directement sur la terre séduit par son côté « chantier express ». Beaucoup de ménages, comme Claire et Damien qui viennent de récupérer une maison avec un jardin en friche, veulent un coin propre pour installer une table, un barbecue et quelques chaises avant l’été. Le béton coulé ou la terrasse sur plots paraissent trop lourds pour un premier aménagement. Les dalles posées sur la terre semblent alors être le compromis idéal pour gagner du temps et ménager le budget.

Le premier avantage de cette méthode tient à sa rapidité d’installation. En un week-end, on peut délimiter la zone, arracher les herbes les plus visibles et poser une première trame de dalles. Pour un coin repas estival, un passage vers le cabanon, une zone pour les poubelles ou un emplacement provisoire pour un spa gonflable, cette solution peut suffire. La surface devient immédiatement plus propre, plus lisible, et le jardin gagne en confort d’usage sans attendre de gros travaux.

Autre atout : le coût réduit. Pas besoin de béton prêt à l’emploi ni de coffrage complexe. Les dalles béton standards se trouvent facilement en grande surface de bricolage, souvent à des prix accessibles par palette. Côté outillage, une pelle, un râteau, un niveau et un maillet en caoutchouc peuvent suffire. Cette approche permet aussi de tester une configuration : implanter une « fausse » terrasse, vérifier l’ensoleillement, voir comment on circule, avant de décider plus tard d’un projet définitif plus ambitieux.

Mais cette facilité apparente a un revers. La terre n’est pas un support neutre : c’est un matériau vivant. Elle gonfle, se rétracte, se tasse au fil des saisons. Sur un sol argileux, les mouvements verticaux peuvent être très marqués entre un hiver pluvieux et un été sec. Les dalles suivent ces déformations : certaines s’enfoncent, d’autres se relèvent, des écarts se créent entre les éléments. Au bout de deux ou trois saisons, le sol devient irrégulier, inconfortable, voire dangereux pour les chevilles.

Un autre point faible concerne l’eau et le gel. Sans couche drainante ni pente maîtrisée, l’eau s’infiltre mal et stagne sous ou entre les dalles. Résultat : flaques persistantes, mousses tenaces, traces sombres et micro-fissures liées au gel. Les hivers rigoureux accentuent ces phénomènes : l’eau qui gèle sous une dalle la soulève légèrement, puis la laisse retomber en dégelant, comme un petit cric saisonnier. À la longue, les arêtes s’écaillent, la surface se délite et l’esthétique en souffre.

L’entretien doit aussi être pris en compte. Une pose directe sur terre favorise la repousse des mauvaises herbes dans les joints et sur les bords. Sans géotextile ni lit de sable stabilisé, les graines trouvent rapidement leur chemin. Il faut alors désherber régulièrement, repositionner certaines dalles, combler des creux avec de la terre ou du sable, nettoyer plus souvent au nettoyeur haute pression. À force de petites reprises, le gain économique de départ peut se réduire sérieusement.

Pour mieux visualiser le rapport bénéfices/risques, le tableau suivant résume les principaux points à garder en tête.

  Comment trouver son artisan sans se faire avoir : guide pratique 2026
Solution Atouts concrets Limites et risques
Pose de dalles béton directement sur la terre Installation rapide, peu de matériaux, accessible aux débutants, idéale pour usages temporaires Instabilité du sol, durée de vie limitée, drainage souvent insuffisant, entretien fréquent
Pose sur lit de sable Meilleure répartition des charges, réglage fin des niveaux, démontable si besoin Nécessite un vrai travail de préparation, sensible au lessivage sans bordures
Pose sur lit de gravier drainant Gestion efficace de l’eau, bonne stabilité, adaptée aux sols humides Plus de matériaux à approvisionner, temps de mise en œuvre plus important

En clair, les dalles béton posées sur la terre peuvent parfaitement dépanner et répondre à un besoin ponctuel, mais elles ne doivent pas être confondues avec une terrasse définitive. La clé est d’être lucide sur l’usage envisagé et d’assumer que cette solution reste un compromis entre simplicité, budget et longévité.

découvrez les avantages et les risques essentiels à connaître avant d'installer des dalles en béton directement sur la terre pour garantir une pose durable et sécurisée.

Analyser la nature de son sol avant de poser des dalles béton directement

Avant de commander la moindre dalle, tout commence par un diagnostic du sol. Un jardin peut paraître uniforme en surface, alors que sa structure en profondeur change d’un mètre à l’autre. Savoir si l’on se trouve sur un terrain sableux, argileux, limoneux ou remblayé, c’est comprendre comment le support va réagir au poids des dalles, à l’eau de pluie et aux variations de température.

Un sol sableux, par exemple, draine très bien l’eau. Il se tasse moins que l’argile, mais reste un peu « fuyant » si on ne le compacte pas correctement. La pose directe sur terre y est plus envisageable, à condition de prévoir un bon compactage et, idéalement, une fine couche de réglage. À l’opposé, un sol argileux retient l’humidité, gonfle en période de pluie, puis se rétracte quand il sèche. Ce type de terrain est réputé pour faire bouger les ouvrages légers, qu’il s’agisse d’un muret, d’un dallage ou même d’un escalier extérieur.

Entre ces extrêmes, on trouve les sols limoneux ou les zones de remblai issues d’anciens chantiers. Ces terres peuvent rester instables plusieurs années, surtout si elles n’ont pas été compactées lors des travaux. Dans un lotissement récent, par exemple, il n’est pas rare que les abords de la maison soient constitués de remblais hétérogènes : gravats, terre, sable, tout mélangé. Y poser des dalles béton directement sans vérification revient à jouer à la loterie.

Heureusement, quelques tests simples permettent d’y voir plus clair :

  • Test de la boule de terre : prendre une poignée de terre légèrement humide, tenter de former une boule puis un boudin. Si la forme tient très bien et se lisse, le sol est probablement riche en argile.
  • Observation après la pluie : noter si des flaques persistent plusieurs jours ou si l’eau disparaît rapidement. Une eau qui stagne signale un drainage insuffisant.
  • Végétation spontanée : la présence de joncs, prêles ou plantes de milieux humides indique un terrain gorgé d’eau une bonne partie de l’année.
  • Historique du terrain : s’informer sur d’éventuels remblais récents, notamment après des travaux de piscine, d’assainissement ou de construction.

À partir de ces indices, on peut juger si une pose directe est raisonnable ou s’il faut viser plus large. Sur un terrain stable, légèrement en pente et peu humide, les dalles sur terre peuvent bien vieillir pour un petit coin détente. Sur un sol argileux ou souvent gorgé d’eau, cette solution devient en revanche très aléatoire, surtout pour une terrasse fréquentée au quotidien.

Autre élément à ne pas négliger : l’environnement proche. La présence d’arbres matures signifie des racines puissantes capables de soulever ou de déformer un dallage avec le temps. La proximité d’un mur ou d’une façade impose aussi de raisonner en termes de remontées capillaires et de protection des fondations. Installer des dalles qui retiennent l’eau au pied d’un bâti peut générer, à terme, des traces d’humidité sur les murs.

Pour ceux qui imaginent un jardin facile à vivre, avec peu d’entretien, relier ce diagnostic à un projet global est utile. Par exemple, combiner un petit dallage avec des zones de graviers stabilisés ou de végétation bien choisie, comme on le voit dans les conseils proposés sur l’aménagement d’un petit jardin sans entretien, permet de respecter la nature du sol tout en gagnant en confort.

Comprendre son terrain, c’est donc la première protection contre les déceptions et les reprises de travaux. Une fois ce « portrait de sol » dressé, le travail de préparation peut être adapté plutôt que fait au hasard, ce qui change radicalement la durée de vie des dalles.

Préparer la terre pour une pose de dalles béton plus stable et durable

Une fois la nature du sol identifiée, la préparation devient le cœur du projet. Même lorsque l’on s’en tient à une pose sur terre, négliger ces étapes revient à accepter d’avance les affaissements, les marches irrégulières et l’eau stagnante. À l’inverse, quelques gestes simples mais faits avec méthode transforment un terrain brut en support beaucoup plus fiable.

La première étape consiste à délimiter précisément la zone. Claire et Damien, par exemple, ont défini une terrasse de 3 m x 4 m derrière la maison, juste assez grande pour accueillir une table familiale. Ils ont utilisé des piquets et de la ficelle pour tracer les contours. Ce repérage permet de vérifier que l’on ne se colle pas trop près d’une haie, d’un tronc d’arbre ou d’un mur, et d’anticiper les circulations : où l’on entre, où l’on sort, comment on contourne la table.

Vient ensuite le décaissement. Même pour une pose dite « directe », il est vivement recommandé de retirer la couche de gazon, les racines superficielles et quelques centimètres de terre végétale. On enlève en général de 8 à 15 cm, selon l’épaisseur des dalles et la présence éventuelle d’une sous-couche sablée ou graveleuse. L’objectif est double : supprimer ce qui pourrait pourrir, bouger ou repousser, et réserver l’épaisseur nécessaire pour retrouver un niveau fini cohérent avec le reste du jardin.

Une fois la terre dégagée, le nivellement commence. À l’aide d’un râteau, on répartit la matière pour obtenir une surface globalement plane, en créant déjà une légère pente (1 à 2 %), orientée vers le jardin plutôt que vers la maison. Cette pente équivaut à 1 ou 2 cm de différence de hauteur par mètre, suffisant pour guider l’eau de pluie. On contrôle au niveau sur une règle de maçon ou une latte bien droite.

  Huile de lin et bois : quels risques redouter avant utilisation ?

Le compactage est la phase suivante. À cette étape, une dame manuelle, un rouleau de jardin ou une plaque vibrante louée à la journée peuvent être utilisés. Tasser la terre permet de limiter fortement les tassements différés dans les mois qui suivent. Sans cette opération, les zones plus meubles se creusent, et les dalles s’y enfoncent, créant les fameuses petites « marches » qui font trébucher.

Sur un sol sensibles aux herbes ou aux remontées de terre, l’ajout d’un géotextile est un vrai plus. Ce feutre technique, posé sur la terre compactée, sert de barrière physique : il empêche la fine terre de remonter dans la future couche de réglage (sable ou gravier) et limite la germination des graines. Pour un coût modéré, il réduit nettement l’entretien à moyen terme.

Ces différentes étapes peuvent se résumer ainsi :

Étape Objectif Bénéfice sur la durée
Traçage de la zone Définir l’emplacement et les dimensions Implantation cohérente avec le jardin et la maison
Décaissement Retirer végétation et terre meuble Moins de repousse, support plus sain
Nivellement Obtenir une surface régulière avec pente légère Pose facilitée, meilleure évacuation de l’eau
Compactage Stabiliser la terre en profondeur Moins de tassements et de dalles bancales
Pose d’un géotextile Séparer terre et couche de réglage Stabilité accrue, entretien réduit

À ce stade, le projet est déjà plus maîtrisé. Même si l’on reste sur une pose simplifiée, la base a été sérieusement consolidée. Cette rigueur offre aussi la possibilité de basculer, si besoin, vers une technique un peu plus aboutie : lit de sable, lit de gravier, voire plots, sans avoir à tout recommencer. C’est souvent là que se joue la frontière entre une terrasse « bricolée » et un aménagement qui traverse les saisons sans souci majeur.

Méthodes de pose des dalles béton sur la terre : directe, lit de sable, gravier et solutions surélevées

Une fois le terrain préparé, il reste à choisir la méthode de pose. La pose directe sur terre est la plus rapide, mais pas la seule. Selon l’usage, le climat et le niveau d’exigence, passer à un lit de sable, de gravier ou à des systèmes sur plots peut changer radicalement la qualité du résultat. L’idée n’est pas de complexifier pour le plaisir, mais de choisir la technique qui colle le mieux au projet.

La pose directe consiste à disposer les dalles sur la terre préparée, éventuellement avec une très fine couche de terre tamisée ou de sable pour les caler. Cette approche est réservée aux petites surfaces peu sollicitées : pas japonais vers le potager, coin de stockage pour poubelles, zone provisoire sous un abri démontable. Elle est économique, rapide et facilement réversible, mais reste sensible aux mouvements du sol et aux stagnations d’eau.

Le lit de sable est sans doute la méthode la plus répandue chez les particuliers. Sur le sol compacté, parfois recouvert de géotextile, on étale 3 à 5 cm de sable (idéalement stabilisé avec un peu de liant ou de ciment). Le sable est réglé à la règle de maçon, en s’appuyant sur des guides, puis les dalles sont posées et ajustées au maillet. Cette technique permet de rattraper les petites irrégularités, de répartir les charges et de démonter plus tard si l’on souhaite modifier l’aménagement.

Le lit de gravier compacté va un cran plus loin en termes de drainage et de stabilité. On installe une couche de 8 à 10 cm de gravier concassé (0/20 ou 0/31,5), bien compacté, puis éventuellement une fine couche de sable pour la finition. Le gravier laisse passer l’eau, évite les flaques et limite les remontées d’humidité vers les dalles. Cette solution est particulièrement intéressante en zones humides ou pour des allées piétonnes sollicitées régulièrement.

Pour les projets plus confort, notamment devant la maison, les solutions surélevées comme le carrelage ou les dalles sur plots prennent de l’importance. Les plots réglables reposent sur une base stable (dalle existante ou graveleux compacté) et permettent d’ajuster précisément la hauteur et la pente. L’espace sous les dalles peut accueillir des gaines ou des évacuations, et reste ventilé. Cette technique est plus coûteuse, mais elle offre un confort de marche et une durabilité supérieurs, tout en restant démontable.

Pour un projet d’ensemble – par exemple la rénovation d’une entrée avec une terrasse, un cheminement et un coin gravillonné – il peut être intéressant de combiner plusieurs de ces méthodes. Ce type d’approche globale est d’ailleurs souvent mis en avant dans les dossiers consacrés à l’optimisation des extérieurs, au même titre que les conseils pour aménager un jardin facile à entretenir.

En résumé, chaque méthode a son terrain de jeu favori :

  • Pose directe sur terre : dépannage, petites zones, budget minimal.
  • Lit de sable : terrasses légères, allées piétonnes, projets évolutifs.
  • Lit de gravier : zones humides, sols capricieux, recherche de drainage.
  • Plots : terrasses confort, rénovation, supports irréguliers ou fissurés.

Le bon choix n’est pas universel : il dépend de la maison, du terrain et de la façon dont l’espace sera vécu au quotidien.

Étapes pratiques pour poser des dalles béton sur terre en limitant les désordres

Une méthode de pose choisie ne suffit pas : la qualité du résultat tient surtout à la précision des gestes. Qu’il s’agisse de pose directe, sur sable ou sur gravier, certaines étapes restent incontournables pour éviter les dalles bancales, les flaques et les joints qui se creusent.

La première consiste à matérialiser clairement la pente. Avant même de déposer la couche de réglage, on définit la direction d’écoulement des eaux. Une pente de 1 à 2 % est généralement suffisante. On l’obtient en plaçant une règle entre deux points de contrôle (par exemple la façade et le bord opposé de la future terrasse), puis en ajustant la hauteur grâce à des cales et un niveau. Cette étape évite de découvrir, après la pose, que l’eau revient vers la maison.

  À partir de quelle hauteur faut-il impérativement installer un garde-corps ?

Ensuite, on prépare la couche de support, qu’il s’agisse de terre fine, de sable ou de gravier. Le travail par bandes est efficace : deux règles ou tubes sont posés parallèlement, à la bonne hauteur, puis le matériau est tiré avec une règle en s’appuyant sur ces guides. Quand une bande est terminée, on retire un guide, on comble la trace et on recommence plus loin. Ce réglage demande un peu de patience, mais c’est lui qui assure un appui homogène pour chaque dalle.

La pose des dalles démarre généralement depuis un angle de référence, souvent le plus visible depuis la maison. Les dalles sont déposées, puis tapotées doucement au maillet en caoutchouc pour les caler. On vérifie régulièrement le niveau, non seulement dalle par dalle, mais aussi en diagonale sur plusieurs éléments. L’œil reste un allié précieux : les lignes doivent paraître tendues et harmonieuses, sans « vagues » ni dents.

Pour limiter les mouvements futurs, on prévoit un petit jeu entre les dalles, généralement 2 à 5 mm. Ce joint permet d’absorber les micro-mouvements et évite que les arêtes ne s’ébrèchent au moindre choc. Le remplissage peut se faire avec un sable classique, un sable stabilisé ou un sable polymère. Les versions stabilisées se lessivent moins et laissent passer moins de graines, au prix d’un achat un peu plus cher.

Les bordures jouent aussi un rôle majeur. Fixer le pourtour de la terrasse avec des bordurettes béton, des pavés ou des éléments spécialement prévus assure un blocage périphérique. Sans ces arrêtés, les dalles situées en bord de terrasse ont tendance à s’écarter avec le temps, sous l’effet des passages ou du ruissellement.

Pour visualiser la séquence, on peut la résumer ainsi :

  • Réglage de la pente et contrôle au niveau.
  • Mise en place de la couche de support (terre fine, sable ou gravier).
  • Pose des dalles à partir d’un angle de référence, ajustement au maillet.
  • Vérifications régulières des alignements et des niveaux.
  • Réalisation des joints et pose ou scellement des bordures.

Un premier rinçage, une fois les joints stabilisés, permet de vérifier que l’eau s’écoule bien là où elle doit aller. Corriger un léger défaut de pente à ce moment-là reste possible, alors qu’une fois les meubles installés et la saison avancée, l’envie de reprendre diminue fortement. Prendre le temps de ces ajustements, c’est s’éviter bien des agacements dans les années suivantes.

Alternatives à la pose directe sur terre pour un extérieur durable, pratique et facile à entretenir

Parfois, l’analyse du sol et des usages montre clairement que la pose directe sur terre n’est pas la meilleure option. Sol très argileux, forte humidité, terrasse de grande taille ou zone destinée à être utilisée quotidiennement : dans ces cas-là, prendre un peu de recul et envisager des alternatives offre souvent un meilleur rapport qualité/prix sur la durée.

Parmi ces alternatives, les dalles ou carreaux sur plots tiennent une place de choix. Ils permettent de s’affranchir en partie des mouvements de la terre, puisqu’on crée un plancher surélevé, réglé au millimètre. La ventilation sous les dalles limite les remontées d’humidité, et l’espace disponible permet de faire passer des câbles d’éclairage, des gaines d’arrosage ou une évacuation d’eau. En rénovation, poser des plots sur une ancienne dalle légèrement fissurée permet de repartir sur une surface impeccable sans tout démolir.

Les revêtements drainants – graviers stabilisés, pavés drainants, dalles engazonnées – apportent une autre approche. Ils laissent l’eau s’infiltrer et respectent davantage le fonctionnement naturel du sol. Dans un contexte où les pluies sont parfois plus intenses, ces solutions réduisent les risques de ruissellement vers la maison et allègent les réseaux d’évacuation. Une allée en graviers stabilisés, par exemple, peut parfaitement compléter une petite terrasse béton pour composer un ensemble cohérent et fonctionnel.

Pour les petits espaces, combiner dalles béton et végétal reste très efficace. Des pas japonais posés sur un lit de gravier ou de sable, entourés de couvre-sols résistants, créent un cheminement agréable, sans transformer le jardin en étendue minérale. Les idées présentées dans les guides pour aménager un petit jardin sans entretien montrent bien comment tirer parti de ces matériaux pour limiter la corvée de désherbage tout en conservant un extérieur vivant.

Enfin, quand le projet touche aussi à l’isolation de la maison ou à la rénovation énergétique, il peut être pertinent de coordonner terrasse, allées et travaux de façade. Une bonne gestion des eaux pluviales, avec des sols extérieurs bien pensés, participe à la durabilité du bâti au même titre qu’une toiture saine ou une isolation performante. Poser des dalles en béton sans réflexion globale peut, au contraire, accentuer certains problèmes d’humidité.

En privilégiant les solutions les plus adaptées à chaque zone – plots pour la terrasse principale, gravier stabilisé pour l’allée, quelques dalles sur terre pour un coin discret – il devient possible de maîtriser la facture tout en gagnant en confort. C’est souvent ce mélange de bon sens technique et de regard global qui fait la différence entre un extérieur « bricolé » et un vrai lieu de vie où l’on a plaisir à passer du temps.

Peut-on poser des dalles béton directement sur la terre pour une terrasse principale ?

La pose directe sur terre peut dépanner pour un petit coin repas ou une zone peu sollicitée, mais elle est rarement adaptée à une terrasse principale utilisée tous les jours. Pour ce type d’usage, il est préférable de prévoir au minimum un lit de sable ou de gravier compacté, avec une pente maîtrisée pour l’évacuation de l’eau. Sur sols argileux ou humides, une solution sur plots ou une dalle béton correctement dimensionnée offrira une bien meilleure durabilité.

Quelle épaisseur de gravier faut-il sous des dalles béton en extérieur ?

Pour un aménagement piéton classique (terrasse, allée), on recommande en général 8 à 10 cm de gravier concassé 0/20 ou 0/31,5, bien compacté sur un sol préparé. Cette couche sert à la fois de support stable et de drainage. Dans les zones très humides ou en cas de sol argileux, on peut augmenter légèrement cette épaisseur pour améliorer l’infiltration de l’eau et limiter les remontées d’humidité vers les dalles.

Le géotextile est-il indispensable sous des dalles posées sur terre ou sur sable ?

Le géotextile n’est pas obligatoire, mais il rend de réels services. Placé entre le sol naturel et la couche de sable ou de gravier, il empêche la fine terre de remonter et limite fortement la repousse des mauvaises herbes. Son coût reste raisonnable au regard du confort qu’il offre en entretien, surtout sur plusieurs années. Pour une terrasse que l’on souhaite garder propre longtemps, il est fortement conseillé.

Comment éviter que les dalles béton ne bougent ou ne s’affaissent avec le temps ?

La stabilité des dalles dépend surtout de la qualité de la préparation et du drainage. Il faut décaisser correctement, niveler, compacter la terre, éventuellement ajouter une couche de gravier ou de sable, et prévoir une pente d’au moins 1 % pour l’écoulement de l’eau. Des bordures solides et des joints adaptés (sable stabilisé, par exemple) complètent le dispositif. Sur terrains très instables, il est plus sûr de se tourner vers des solutions sur plots.

Quelles solutions privilégier si le sol est très argileux ou régulièrement gorgé d’eau ?

Sur un terrain argileux ou humide, la pose directe de dalles sur la terre est déconseillée. Il vaut mieux mettre en place une couche drainante en gravier compacté, voire opter pour des systèmes de dalles ou de carrelage sur plots qui surélèvent la surface finie. Des revêtements drainants comme les graviers stabilisés ou les pavés perméables peuvent aussi être envisagés pour les allées et les zones de passage, afin de mieux gérer l’eau et de préserver la structure du sol.

Résumer avec l'IA :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut