Un radiateur mal peint, c’est un peu comme une belle maison avec une porte bancale : tout le reste perd en allure. Entre les cycles de chauffe, la rouille, les odeurs possibles et la déco, ce morceau de métal demande une peinture adaptée, pas un fond de pot qui traîne au garage. Les gammes actuelles offrent des produits capables de supporter 80 à 100 °C sans cloquer, tout en restant sobres en émissions pour préserver l’air intérieur. Encore faut-il comprendre lesquelles choisir selon le type de radiateur, la pièce et le rendu recherché.
Dans un salon rénové, un radiateur en fonte peut devenir la pièce maîtresse façon noir mat industriel. Dans une chambre d’enfant, un panneau acier passera plutôt en rose poudré discret, presque ton sur ton avec le mur. Le point commun entre ces deux projets ? Une préparation sérieuse, une sous-couche bien choisie et une finition spécialement conçue pour le métal chaud. Sans ces étapes, le résultat finit par jaunir, se ternir ou se fissurer dès les premiers hivers. L’objectif est simple : un radiateur qui chauffe bien, reste propre visuellement et ne demande pas de reprise tous les deux ans.
En bref
- Identifier le type de radiateur (fonte, acier, alu, électrique) avant tout choix de peinture.
- Privilégier une peinture spéciale radiateur ou métal résistant à 80–100 °C pour éviter cloques et odeurs.
- Appliquer une préparation complète : dégraissage, ponçage léger, traitement de la rouille, primaire adapté.
- Opter pour les acryliques modernes quand la qualité de l’air intérieur et le séchage rapide sont prioritaires.
- Travailler en couches fines et laisser sécher 48 à 72 h avant la remise en chauffe.
- Penser déco : teinte mur-sur-mur, noir mat, ton accent… le radiateur peut devenir un vrai élément de design.
Peindre un radiateur : contraintes techniques et choix de peinture vraiment adaptés
Un radiateur n’est pas un mur chaud. Le métal dilate, refroidit, accumule la poussière et subit des chocs de température répétés. Une peinture classique, même très correcte sur plaque de plâtre, finit vite par se fissurer ou cloquer une fois soumise à ces contraintes. Le problème se voit surtout autour des points les plus chauds, près des arrivées d’eau et des angles, là où la température grimpe en premier.
Les radiateurs en fonte et en acier sont généralement alimentés par un circuit à eau chaude qui monte et descend en température plusieurs fois par jour en période de chauffe. Chaque cycle fait travailler le film de peinture. Si celui-ci est trop rigide, il casse comme un vernis posé sur une tôle qui bouge. Les peintures dédiées aux radiateurs intègrent au contraire des résines capables d’accompagner les dilatations du métal sans se rompre. Elles résistent ainsi à des températures courantes de 80 à 100 °C sans se déformer.
Autre point technique souvent sous-estimé : la corrosion. Un radiateur installé sous une fenêtre, à côté d’une douche ou dans une cuisine reçoit son lot d’humidité et de condensations. Si une trace de rouille n’est pas traitée avant peinture, elle continue sa progression sous le film. Résultat : petites cloques, puis véritables écailles qui laissent apparaître le métal nu. C’est exactement le même phénomène que sur un portail mal préparé en extérieur, mais en version intérieure, plus lente et plus sournoise.
Pour éviter ce scénario, il est indispensable de prévoir un “système” complet : nettoyage, suppression de la rouille, primaire antirouille, puis peinture métallique adaptée à la chaleur. L’idée n’est pas d’empiler des couches épaisses, mais de multiplier les couches fines, chacune ayant un rôle précis. Un radiateur repeint à la va-vite avec une peinture murale reste propre quelques mois, un an au mieux ; avec un système pensé pour le métal chaud, la tenue se compte en années.
La qualité de l’air intérieur joue aussi dans le choix. Les anciennes peintures glycéro résistaient bien, mais laissaient une odeur tenace, surtout lors des premières chauffes. Les formules récentes, notamment acryliques, limitent fortement les émissions de composés organiques volatils. Cela change la donne dans un salon habité, une chambre d’enfant ou un petit appartement où l’aération n’est pas toujours optimale.
Pour bien visualiser l’impact des contraintes techniques sur la peinture, le tableau ci-dessous permet de faire le lien entre problème, conséquence et solution concrète.
| Contrainte sur le radiateur | Effet si peinture non adaptée | Solution avec peinture radiateur moderne |
|---|---|---|
| Cycles répétés de chauffe/refroidissement | Cloques, microfissures, film qui se décolle par plaques | Résines flexibles prévues pour 80–100 °C, application en couches fines |
| Humidité ambiante et condensation | Rouille sous la peinture, taches brunes qui réapparaissent | Décapage local + primaire antirouille + finition métal chaud |
| Dépôts de poussière, graisse, fumée | Aspect sale, encrassement difficile à nettoyer | Finition satinée ou brillante lessivable, nettoyage régulier |
| Qualité de l’air intérieur | Odeurs persistantes à chaque mise en route | Peinture à faible émission, idéalement acrylique spéciale radiateur |
Un cas concret illustre bien ces enjeux : dans une maison ancienne rénovée, un grand radiateur en fonte a été repeint avec une simple peinture murale satinée, faute de mieux sur le moment. Premier hiver, rien à signaler. Deuxième saison de chauffe, des cloques sont apparues sur le dessus, près des tuyaux. Un léger ponçage révélait alors une sous-couche rouillée encore active. Reprise complète obligatoire, avec primaire antirouille et peinture radiateur adaptée. Le chantier aurait été plus court et moins coûteux si les bonnes décisions avaient été prises dès le départ.
Comprendre ces contraintes met tout de suite les idées au clair : pour un résultat propre et durable, il faut une peinture spécifiquement formulée pour le métal chauffant, et non un produit “passe-partout” qui promet de tout faire sans réellement maîtriser la chaleur.

Quels radiateurs peut-on peindre et quelle peinture radiateur privilégier
Avant de choisir un pot, il faut identifier précisément le type de radiateur. Un modèle en fonte d’époque ne réagit pas comme un panneau acier moderne, et encore moins comme un convecteur électrique. Un propriétaire de maison des années 70 ne gère pas le même parc d’appareils qu’une famille installée dans un logement récent avec panneaux rayonnants.
Les radiateurs à eau en fonte sont les plus simples à travailler. Leur surface accepte bien les peintures métal, leur température reste stable et leurs formes offrent un vrai potentiel décoratif. Les panneaux acier, plus plats, se laissent repeindre facilement à condition de dépolir légèrement l’ancienne finition. Les modèles en aluminium exigent, eux, une sous-couche très spécifique, faute de quoi la peinture risque de mal adhérer ou de s’écailler en lamelles.
Les radiateurs électriques demandent davantage de prudence. Certains fabricants interdisent tout simplement de les repeindre, principalement pour des raisons de sécurité et de performance thermique. Les convecteurs basiques, par exemple, possèdent des grilles et des capteurs qu’il ne faut jamais recouvrir. D’autres modèles, mieux conçus, tolèrent une peinture très fine sur certaines zones, à condition de respecter scrupuleusement la notice.
Pour y voir clair, le tableau ci-dessous résume les grandes familles de radiateurs et les peintures recommandées.
| Type de radiateur | Compatibilité avec la peinture | Peinture et précautions recommandées |
|---|---|---|
| Radiateur en fonte (à eau) | Excellente, idéal pour la mise en couleur | Peinture acrylique métal chaud ou glycéro radiateur + primaire antirouille, bien travailler dans les interstices |
| Panneau acier | Très bonne, surface lisse et régulière | Acrylique spéciale radiateur, finition satinée ou brillante, léger ponçage préalable de l’ancienne peinture |
| Radiateur aluminium | Possible mais plus technique | Sous-couche spéciale alu + peinture métal chaud, strict respect des temps de séchage |
| Radiateur électrique fixe | Variable selon les modèles | Vérifier la notice ; si autorisé, peinture très fine, sans recouvrir grilles ni capteurs |
| Chauffage d’appoint | Souvent non recommandé | En général, ne pas peindre ; préférer un modèle au design adapté directement à la déco |
Dans une maison ancienne dont on souhaite préserver le charme tout en modernisant les volumes, il est fréquent de conserver les radiateurs en fonte d’origine. Ils s’intègrent parfaitement à une démarche où l’on garde les éléments de caractère tout en les réactualisant, au même titre que les menuiseries ou un escalier. Un projet global du type présenté dans l’aménagement d’une maison ancienne gagne en cohérence quand radiateurs, fenêtres et murs suivent la même ligne de conduite.
Côté produits, trois familles dominent : les acryliques pour métal chaud, les glycéro haute température et les peintures en aérosol. Les premières sont devenues le réflexe dans les pièces de vie : séchage rapide, faible odeur, entretien simple. Les glycéro gardent l’avantage en résistance extrême et en tendu ultra lisse, utile par exemple dans des circulations très sollicitées ou proches d’une cuisine. Les aérosols, eux, permettent d’atteindre sans difficulté les colonnes, ailettes et zones très sculptées, à condition de protéger soigneusement le sol et les murs.
Un couple qui vient de doubler ses murs en plaques de plâtre avec isolation intégrée, comme expliqué dans un guide de type doublage de mur en placo, a tout intérêt à profiter du chantier peinture pour uniformiser également les radiateurs. Même logique de confort : parois plus chaudes, radiateurs mieux intégrés visuellement et système global plus agréable à vivre au quotidien.
En résumé, identifier correctement le type de radiateur évite les erreurs coûteuses et les reprises prématurées. C’est le point de départ incontournable avant de se pencher sur les familles de peintures disponibles et leurs rendus.
Comparatif des peintures radiateur : acrylique, glycéro, aérosol et effets déco
Une fois le support identifié, reste à arbitrer entre acrylique, glycéro et bombe. Le choix ne se fait pas seulement sur la résistance, mais aussi sur le contexte : logement occupé ou non, temps disponible, tolérance aux odeurs, ambition déco. Un radiateur dans un couloir étroit ne se traite pas comme une pièce maîtresse dans un séjour ouvert.
Les peintures acryliques spéciales radiateur se sont imposées dans la plupart des chantiers d’habitation. Elles se diluent à l’eau, sèchent rapidement et supportent les cycles de chauffe classiques. Leur film reste légèrement souple, ce qui limite les risques de fissures. En teinte, l’éventail est large : du blanc cassé au noir profond, en passant par les gris, beiges et couleurs plus soutenues. Pour un bricoleur débutant, c’est souvent la solution la plus simple à mettre en œuvre.
Les glycéro haute température gardent un intérêt quand la priorité absolue est la robustesse. Elles forment un film plus dur, très lisse, apprécié pour un rendu “tendu laque” sur un radiateur mis en valeur. Elles nécessitent en revanche plus d’aération et des temps de séchage plus longs. Sur un chantier où l’on peut laisser la pièce inoccupée quelques jours, c’est un bon compromis pour une finition haut de gamme.
Les peintures en aérosol dédiées aux radiateurs répondent à un autre besoin : couvrir des formes complexes, colonnes serrées ou ailettes difficiles d’accès avec un pinceau. Le jet permet de déposer une couche très régulière, sans trace de rouleau. L’inconvénient principal : la consommation plus élevée, et l’obligation de parfaitement protéger les murs, le sol et les meubles à proximité. Une bombe mal maîtrisée tâche vite un mur fraîchement repeint.
Le tableau suivant aide Ă situer les avantages et limites de chaque famille.
| Type de peinture radiateur | Points forts | Limites à connaître |
|---|---|---|
| Acrylique spéciale métal chaud | Séchage rapide, faible odeur, bon choix en pièces de vie, large palette de couleurs | Nécessite souvent deux couches fines bien tirées pour un tendu parfait |
| Glycérophtalique haute température | Résistance renforcée, film très lisse, excellente tenue dans le temps | Odeurs plus marquées, nettoyage des outils au solvant, temps de séchage plus long |
| Peinture en aérosol radiateur | Application uniforme sur formes complexes, séchage express | Surpulvérisation possible, besoin de masquage rigoureux, coût au m² plus élevé |
| Effets noir mat / métallisé | Impact décoratif fort, idéal style industriel ou contemporain | Met en évidence les défauts de préparation, entretien plus visible sur mat profond |
La question de la finition se pose ensuite : mat, satiné ou brillant. Le satiné reste le meilleur compromis dans la plupart des cas. Il accroche légèrement la lumière sans en faire trop, tout en se nettoyant facilement avec un chiffon humide. Le mat a l’avantage de gommer les petites imperfections, mais peut retenir davantage la poussière. Le brillant met en valeur les formes d’un radiateur en fonte, mais exige une préparation sans faille pour éviter de souligner le moindre défaut.
Quelques logiques simples aident Ă choisir :
- Salon et pièces de vie : finition satinée, teinte coordonnée aux menuiseries ou au mur pour un rendu homogène.
- Salle de bains : produit résistant à l’humidité, préférence pour le satiné ou le brillant, plus faciles à essuyer.
- Couloirs et zones de passage : peinture robuste, éventuellement glycéro si la ventilation est facile à organiser.
- Chambre : acrylique faible émission, finition douce, couleur apaisante intégrée au reste de la déco.
Dans un appartement rénové récemment, par exemple, les radiateurs d’un long couloir ont été peints dans une teinte très proche des murs, inspirée des palettes tendances vues sur des guides de choix de couleur pour circulation. Associé à un bon choix de teinte murale comme dans un contenu de type “teinte couloir”, le radiateur disparaît visuellement, laissant la part belle à l’éclairage et aux tableaux.
En définitive, le choix de la peinture radiateur fonctionne comme celui d’une menuiserie intérieure : on arbitre entre technologie (acrylique ou glycéro), rendu (mat, satiné, brillant) et contraintes de chantier (temps, odeurs, logement occupé). C’est ce trio qui garantit un résultat à la fois durable et agréable à vivre.
Étapes pour peindre un radiateur étape par étape : préparation, application, séchage
La meilleure peinture du monde ne rattrape pas une préparation bâclée. Sur le terrain, les chantiers réussis se ressemblent tous : radiateur froid, support propre, rouille traitée, couches fines et séchage respecté. À l’inverse, les échecs ont les mêmes causes : radiateur encore tiède, graisse oubliée dans un angle, surépaisseur près d’un robinet.
Le premier réflexe consiste à couper le chauffage et laisser le radiateur refroidir complètement. Selon l’installation, cela peut prendre quelques heures, parfois une journée. Peindre un radiateur encore tiède, c’est prendre le risque de voir la peinture tirer trop vite, sans accrocher correctement. Certains en profitent pour dégager un peu d’espace autour, enlever éventuellement les caches ou les tablettes qui se démontent facilement.
Vient ensuite le nettoyage. La poussière se loge dans chaque aile, chaque colonne. Un simple coup de chiffon ne suffit pas. Un aspirateur avec brosse souple, suivi d’une éponge et d’un dégraissant adapté, permet d’éliminer les graisses, traces de mains et dépôts. Sur un radiateur de cuisine, par exemple, on retrouve souvent un léger film gras qui nuit fortement à l’adhérence de la peinture.
Une fois bien sec, le radiateur se ponce légèrement avec un abrasif à grain fin. Le but n’est pas de revenir au métal nu, mais de casser la brillance et créer une micro-accroche. Les zones où l’ancienne peinture s’écaille doivent être mises à nu, puis soigneusement dépoussiérées. En cas de rouille, un brossage énergique suivi d’un traitement antirouille local s’impose.
La suite se résume en un enchaînement clair :
- Arrêt du chauffage et refroidissement complet de l’appareil.
- Protection du sol, du mur et des éléments environnants avec bâches et ruban de masquage.
- Nettoyage et dégraissage minutieux, puis séchage complet.
- Ponçage léger et suppression des écailles de peinture.
- Application d’une sous-couche antirouille si le métal est apparent ou ancien.
- Mise en peinture en deux couches fines avec respect des temps de séchage.
Pour l’application, le duo pinceau + petit rouleau laqueur fait ses preuves. Le pinceau sert à travailler les angles, les arrières, les jonctions avec les tuyaux. Le rouleau assure un tendu régulier sur les grandes faces. Sur un radiateur en fonte à colonnes, l’ordre logique est de commencer par l’intérieur des colonnes au pinceau, puis de revenir sur les surfaces visibles au rouleau. Cela évite les surépaisseurs et les coulures.
Le séchage, souvent négligé, est pourtant crucial. La plupart des peintures radiateur annoncent un temps de recouvrement de quelques heures, mais un séchage à cœur beaucoup plus long. Laisser l’appareil au repos 48 à 72 heures avant toute remise en chauffe laisse le temps au film de se stabiliser. Ensuite, mieux vaut relancer le chauffage progressivement plutôt que de pousser directement le système à pleine puissance.
Dans un logement où l’on refait également les menuiseries, par exemple en suivant un guide de type peindre une fenêtre, on peut organiser le planning pour peindre d’abord les fenêtres, puis les radiateurs, en profitant des mêmes protections et du même matériel de finition. Cette logique de “série” fait gagner du temps et évite de multiplier les phases de masquage.
Une fois la méthode maîtrisée, elle se décline sur tous les radiateurs de la maison. Chaque appareil est traité avec la même rigueur, en adaptant simplement la teinte ou la finition selon la pièce. C’est ce qui fait la différence entre un simple coup de frais et une rénovation vraiment durable.
Couleurs, finitions et intégration déco : transformer un radiateur en atout visuel
Un radiateur n’est plus condamné au blanc pur sorti d’usine. Dans un intérieur soigné, il joue le même rôle qu’une plinthe, une porte ou une fenêtre : il participe à l’ambiance. La couleur devient alors un levier puissant pour l’effacer visuellement ou, au contraire, en faire un repère graphique assumé.
Les tons proches du mur restent le choix le plus sûr pour qui veut rendre le radiateur discret. Un mur beige lin avec un radiateur lin à peine plus soutenu donne une impression d’unité. Dans un couloir étroit, cette approche évite de couper le volume. À l’inverse, un salon au style industriel assumé peut accueillir sans difficulté un radiateur noir mat ou gris anthracite, surtout si d’autres éléments (luminaires, poignées, structure de verrière) reprennent ce code couleur.
La cohérence avec le reste de la maison compte beaucoup. Un projet d’aménagement global, où l’on soigne à la fois les teintes des couloirs, la disposition des meubles et la gestion des petites pièces, gagne à intégrer les radiateurs dans la réflexion. Dans une petite chambre optimisée, par exemple, un radiateur peint dans la même teinte que le mur de tête de lit participe à l’impression d’espace, plutôt que de casser la ligne visuelle.
Pour aider Ă choisir, on peut raisonner par ambiances :
- Ambiance claire et apaisée : radiateur blanc cassé, lin, gris perle, finition satin.
- Style industriel ou contemporain : noir mat, gris anthracite, brun foncé, finition mate profonde.
- Esprit maison de famille : crème, gris chaud, bleu nuit, vert profond, finition brillante ou satinée.
- Chambres d’enfants : pastels doux, coordonnés aux murs ou aux textiles.
Dans un exemple concret, un long radiateur sous une fenêtre de salon a été peint dans le même bleu ardoise que les plinthes et les huisseries. Les murs restaient dans un blanc chaud. Le radiateur, autrefois perçu comme une masse blanche disgracieuse, s’est fondu dans la ligne horizontale des menuiseries, donnant au mur un aspect beaucoup plus structuré. Ce genre de choix, pourtant simple, transforme la lecture de l’espace.
Certains misent aussi sur un radiateur “accent” dans des intérieurs très sobres : un modèle en fonte peint en vert bouteille au milieu d’un décor clair, par exemple. À condition de le relier visuellement à d’autres éléments (coussins, tapis, cadre), il devient un repère chaleureux plutôt qu’un intrus.
Les finitions très texturées sont à manier avec prudence. Sur un radiateur, elles ont tendance à retenir davantage la poussière, surtout si celui-ci comporte des ailettes ou des reliefs. Une surface lisse ou légèrement satinée reste plus simple à entretenir au fil des saisons. La bonne question à se poser : à quoi ressemblera ce radiateur dans deux ans si personne ne le dépoussière chaque semaine ?
Enfin, il ne faut pas oublier l’effet de la lumière. Un radiateur exposé plein sud sous une grande fenêtre n’aura pas le même rendu qu’un modèle discret derrière un rideau épais. Tester la teinte sur une petite zone ou sur un carton placé à proximité avant de peindre l’ensemble évite les mauvaises surprises. Une couleur qui semble douce en magasin peut paraître criarde dans une pièce très lumineuse.
Traité comme un élément de mobilier à part entière, le radiateur cesse d’être un problème visuel pour devenir un maillon de la composition d’ensemble. C’est ce regard global qui fait passer la rénovation d’un simple rafraîchissement de peinture à un projet réellement abouti.
Durabilité, entretien et erreurs à éviter pour une peinture radiateur qui tient dans le temps
Une fois le radiateur repeint, l’objectif est simple : ne plus y toucher pendant plusieurs années, hors dépoussiérage courant. Pour y parvenir, trois ingrédients comptent autant que la qualité de la peinture : un entretien doux, un usage raisonnable et quelques vérifications ponctuelles. Un radiateur n’est pas une étagère ; y poser des objets lourds ou abrasifs finit toujours par laisser des traces.
Un entretien régulier se limite à peu de choses : un dépoussiérage mensuel avec un chiffon microfibre, éventuellement légèrement humide, et un nettoyage ponctuel à l’eau savonneuse en cas de tache localisée. Les éponges abrasives, grattoirs et produits agressifs sont à proscrire. Ils rayent la surface, ternissent la finition et ouvrent la voie à une usure prématurée.
Une fois par an, un contrôle visuel rapide suffit. On cherche d’éventuelles microfissures, débuts de cloques ou petites taches de rouille, surtout autour des raccords, sous les fenêtres et dans les pièces humides. Si un défaut apparaît, une retouche locale évite souvent une reprise complète. Un léger ponçage local, une pointe de primaire antirouille et un rappel de peinture suffisent à stopper la progression du problème.
Certaines erreurs reviennent régulièrement :
- Peindre sans dégraisser : la peinture se décolle en plaques, surtout dans les cuisines.
- Ignorer la rouille : les cloques réapparaissent vite sous la nouvelle couche.
- Appliquer une couche trop épaisse : le film sèche mal à cœur et se déforme au premier cycle de chauffe.
- Rallumer le chauffage trop tôt : cloques et odeurs au lieu d’un film stable.
- Utiliser une peinture murale standard : tenues très limitées dans le temps sur métal chaud.
Pour la durée de vie, les fabricants sérieux annoncent en général entre cinq et sept ans avant d’envisager un vrai rafraîchissement, à condition que la préparation ait été faite correctement. Dans les faits, un radiateur peu exposé aux chocs, bien entretenu et protégé de l’humidité peut conserver une belle finition bien plus longtemps.
Ce travail sur les radiateurs s’inscrit souvent dans une réflexion plus large sur le confort de la maison : isolation, gestion de l’espace, choix des teintes, optimisation des petites pièces. Repeindre un radiateur dans une chambre étroite après avoir mieux organisé le mobilier illustre bien cette logique globale. On y gagne en confort thermique, en espace perçu et en cohérence visuelle.
En prenant ce soin minimal et en évitant les erreurs classiques, la peinture du radiateur reste stable, sans cloquer ni jaunir, pour de nombreuses saisons de chauffe. C’est précisément ce qui transforme un simple coup de pinceau en vrai investissement sur le long terme.
Peut-on utiliser la mĂŞme peinture pour tous les radiateurs de la maison ?
Non. Les radiateurs à eau en fonte ou en acier acceptent très bien les peintures spéciales radiateur ou métal résistant à la chaleur. En revanche, les radiateurs électriques et certains chauffages d’appoint ne doivent être peints qu’en suivant les indications du fabricant, voire pas du tout. Il est donc essentiel d’identifier chaque type d’appareil avant d’utiliser la même peinture partout.
Quelle peinture privilégier pour un radiateur en fonte dans un salon occupé ?
Pour un radiateur en fonte situé dans une pièce de vie occupée, la solution la plus confortable est une peinture acrylique spéciale radiateur, associée à une sous-couche antirouille si nécessaire. Elle supporte les températures classiques, dégage peu d’odeurs, sèche rapidement et existe en de nombreuses teintes, du blanc cassé au noir mat.
Une sous-couche est-elle indispensable avant peinture ?
Dans la plupart des cas, oui. Une sous-couche antirouille adaptée au métal améliore nettement l’adhérence, uniformise le support et bloque la corrosion. Elle est particulièrement recommandée sur les radiateurs anciens, les zones mises à nu ou légèrement rouillées. Seuls certains systèmes de peinture tout-en-un peuvent s’appliquer directement sur un métal sain, à condition de respecter scrupuleusement les préconisations du fabricant.
Combien de temps attendre avant de rallumer le chauffage après avoir peint un radiateur ?
Il est conseillé de laisser le radiateur au repos au moins 48 à 72 heures après la dernière couche, afin de permettre au film de peinture de durcir en profondeur. À la remise en service, mieux vaut augmenter progressivement la température que de solliciter l’appareil à pleine puissance dès le départ, pour limiter les risques de cloques ou de déformations.
Comment entretenir un radiateur fraîchement peint pour prolonger la tenue de la peinture ?
L’entretien reste simple : dépoussiérage régulier au chiffon microfibre, nettoyage ponctuel à l’eau savonneuse en cas de tache, et contrôle visuel une fois par an pour repérer d’éventuelles microfissures ou points de rouille. Il faut éviter les éponges abrasives et les produits agressifs qui rayent ou ternissent la finition. En cas de défaut localisé, une petite retouche rapide permet souvent d’éviter une remise en peinture complète.


