Quelle quantité de détecteurs de fumée faut-il installer chez soi selon la réglementation 2026 ?

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Protéger sa maison du feu, ce n’est plus juste visser un boîtier au plafond pour rassurer l’assurance. Dans beaucoup de pavillons et d’appartements, il n’y a qu’un seul détecteur de fumée pour toute l’habitation, souvent posé à l’entrée, et on espère que cela suffira en cas de départ de feu au fond du couloir ou dans un étage. La réglementation actuelle impose bien la présence d’au moins un détecteur normalisé par logement, mais ne dit rien sur la surface à couvrir, ni sur le nombre idéal par mètre carré. Résultat : entre « être en règle » et « être vraiment protégé », l’écart peut devenir dangereux, surtout la nuit quand tout le monde dort à l’étage.

Pourtant, dimensionner correctement une installation n’a rien de sorcier. Avec quelques repères simples – un détecteur par étage, un par zone de nuit, et environ un appareil tous les 40 à 50 m² – il est possible de couvrir efficacement une maison ou un appartement, sans transformer le plafond en forêt de boîtiers. Les retours de terrain des pompiers sont clairs : dans les logements bien équipés, l’alarme se déclenche plus tôt, les occupants gagnent de précieuses minutes pour évacuer, et les dégâts sont souvent limités. La vraie question à se poser aujourd’hui n’est donc plus « faut-il un détecteur ? », mais « combien et où les installer pour protéger correctement sa famille ? ».

En bref

  • Obligation lĂ©gale : au moins un dĂ©tecteur de fumĂ©e autonome et normalisĂ© par logement, conforme Ă  la norme NF EN 14604.
  • Nombre conseillĂ© : visez un dĂ©tecteur par Ă©tage, un par zone de nuit et environ un appareil pour 40 Ă  50 m² de surface habitable.
  • Placement : couloirs, paliers, entrĂ©e et zones de passage proches des chambres, en Ă©vitant cuisine et salle de bain pour limiter les fausses alertes.
  • ResponsabilitĂ©s : le propriĂ©taire installe le dĂ©tecteur, l’occupant (propriĂ©taire ou locataire) assure l’entretien et les tests rĂ©guliers.
  • Assurance habitation : dĂ©clarer vos dĂ©tecteurs sĂ©curise l’indemnisation en cas d’incendie et montre que le logement est correctement protĂ©gĂ©.

Nombre de détecteurs de fumée recommandé : entre minimum légal et vraie sécurité en 2026

La réglementation française impose depuis plusieurs années la présence d’au moins un détecteur de fumée par logement. Ce détecteur doit être autonome (alimenté par pile ou batterie), porter le marquage CE et répondre à la norme NF EN 14604. Sur le papier, c’est simple : une maison de 200 m² et un studio de 25 m² sont soumis à la même obligation minimale. Sur le terrain, ce raccourci crée souvent un faux sentiment de sécurité dans les grandes surfaces ou les maisons à étages.

Les textes officiels ne fixent aucun quota par mètre carré et ne mentionnent pas de nombre minimum par étage ou par chambre. Beaucoup de propriétaires se contentent donc de poser un unique appareil dans l’entrée ou dans le séjour. Dans une petite surface, ce choix peut encore tenir la route. Mais dans une maison avec combles aménagés, sous-sol et longue circulation, une alarme qui sonne à l’autre bout de la maison peut tout simplement ne pas réveiller tout le monde à temps.

Les professionnels de la prévention incendie et les services de secours recommandent aujourd’hui une approche plus pragmatique : considérer le logement comme un ensemble de volumes à couvrir, et non comme une simple adresse. Une règle simple circule largement : 1 détecteur pour environ 50 m², en complétant avec au moins un appareil par niveau et par zone de nuit. Ce n’est pas une obligation légale, mais un repère de bon sens, comparable aux conseils donnés pour l’isolation thermique ou la ventilation dans les guides de travaux, comme ceux sur les travaux à réaliser avant l’hiver pour protéger sa maison.

Concrètement, cela donne des configurations très différentes selon le type de bien. Un studio traversant de 30 m² pourra se contenter d’un seul détecteur posé dans la circulation centrale. Un T3 avec deux vraies chambres et un couloir à l’écart de la cuisine gagnera à disposer d’un appareil supplémentaire à proximité de la zone nuit. Dans une grande maison familiale, le bon sens amène vite à 3, 4 voire 5 appareils, bien répartis pour que l’alarme soit audible de partout.

Les retours de sinistres montrent d’ailleurs que l’écart entre minimum légal et protection réelle a un impact direct sur le temps d’évacuation. Dans les logements dotés d’un détecteur près des chambres, les occupants sont souvent réveillés alors que le feu est encore localisé, par exemple à la cuisine ou dans un cellier. Dans les logements où le seul détecteur est loin de la zone nuit, l’alarme peut se déclencher tard, parfois quand l’escalier est déjà envahi par la fumée.

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Pour mieux visualiser cet écart, il est utile de comparer le nombre d’appareils légalement exigés et le nombre conseillé pour différents types d’habitations.

Type de logement Surface approximative Nombre légal minimum Nombre conseillé Remarque pratique
Studio / T1 Jusqu’à 35 m² 1 1 Un détecteur dans la circulation principale suffit, bien entretenu.
Appartement T2 / T3 40 à 60 m² 1 1 à 2 Un appareil à l’entrée + éventuellement un proche des chambres.
Maison de plain-pied 80 à 100 m² 1 2 à 3 Couloir principal, zone nuit et grande pièce de vie si très ouverte.
Maison à étages 100 à 150 m² 1 3 à 4 Un détecteur par niveau + un sur le palier entourant les chambres.
Grande maison 150 à 250 m² 1 4 à 6 Un appareil tous les 40–50 m² et sur chaque palier ou aile distincte.
Maison avec dépendance Variable 1 2 à 4 Un détecteur pour chaque zone de vie séparée (atelier, bureau, extension).

Un simple exemple illustre bien l’enjeu. Un couple emménage dans une maison de 120 m² sur deux niveaux, avec combles aménagés en bureau. En suivant la loi à la lettre, un seul détecteur dans l’entrée suffit. En suivant une logique de couverture, la configuration devient plus sérieuse : un appareil dans le hall du rez-de-chaussée, un sur le palier de l’étage qui dessert les chambres, un dans les combles si l’espace est régulièrement occupé. Un quatrième peut même être ajouté dans une grande pièce de vie très ouverte. L’écart de prix reste modeste, mais le gain de sécurité est massif.

En résumé, le minimum légal n’est qu’une base. Pour une vraie sérénité, il faut raisonner comme pour un chantier de rénovation : analyser la configuration, identifier les points sensibles, et adapter le matériel au terrain, pas l’inverse.

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Réglementation 2026, responsabilités et assurance : ce que la loi impose vraiment

Le cadre réglementaire encadrant les détecteurs de fumée n’a pas été révolutionné récemment, mais il reste incontournable pour tout propriétaire ou locataire. La loi issue des années 2010 impose que chaque logement soit équipé d’au moins un Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée, conforme à la norme NF EN 14604. Les anciens modèles à ionisation, qui utilisaient des matériaux radioactifs, ne sont plus autorisés. Le détecteur doit être fixé de manière permanente, alimenté par pile ou batterie et capable d’émettre une alarme sonore d’au moins 85 dB à trois mètres.

Au-delà de ces caractéristiques techniques, la réglementation clarifie qui fait quoi. La pose initiale incombe au propriétaire du logement, qu’il soit bailleur ou occupant. En location, le détecteur doit être fourni et installé avant l’entrée du locataire. Ce point est souvent rappelé lors de la remise des clés, au même titre que l’état des lieux ou l’explication des compteurs. Une fois installé, c’est l’occupant qui prend le relais pour tout ce qui touche à l’entretien courant : tests réguliers, changement de piles, nettoyage.

Cette répartition est logique. Celui qui vit dans le logement est le mieux placé pour repérer un bip de pile faible ou un détecteur qui semble moins réactif. Elle s’inscrit dans la même logique que d’autres obligations domestiques : entretien des joints de salle de bain, surveillance des ventilations, ou organisation de l’espace nuit autour des problématiques de sécurité, comme on le ferait lorsqu’on crée une douche dans une chambre en respectant aération et évacuation.

La question des sanctions revient souvent : y a-t-il une amende en cas d’absence de détecteur ? Les textes ne prévoient pas de contravention systématique pour le particulier qui n’aurait pas respecté l’obligation. En revanche, l’absence de détecteur peut peser lourd en cas d’incendie, notamment dans les échanges avec l’assureur. Beaucoup de compagnies demandent désormais une attestation sur l’honneur indiquant que le logement est équipé d’un détecteur conforme, avec mention de la date de pose.

En pratique, cette attestation sert de preuve de bonne foi. Elle peut être réclamée à la souscription du contrat ou au moment d’un sinistre. Un détecteur absent ou hors service ne signifie pas automatiquement un refus d’indemnisation, mais il complique le dossier. L’assureur peut estimer que le niveau de prévention n’était pas suffisant et ajuster la prise en charge. À l’inverse, un logement équipé, entretenu et déclaré renforce la position de l’assuré, un peu comme un entretien régulier de toiture ou de chaudière pèse en sa faveur lors d’un dégât des eaux ou d’une panne.

Pour résumer ces obligations, il est utile de poser les choses noir sur blanc.

Élément Exigence réglementaire
Nombre minimal de détecteurs 1 détecteur par logement, quelle que soit la surface ou le nombre de pièces.
Norme et marquage Conformité à la norme NF EN 14604 + marquage CE.
Responsable de l’installation Propriétaire bailleur ou propriétaire occupant, avant l’entrée du locataire.
Responsable de l’entretien Occupant du logement, sauf mention contraire explicite dans le bail.
Niveau sonore minimal Au moins 85 dB(A) à 3 mètres, pour une alerte audible même en sommeil profond.
Sanctions directes Pas d’amende automatique, mais impact possible sur le traitement du sinistre par l’assurance.

Ce socle réglementaire reste stable et sert de base à un écosystème plus large : campagnes de prévention des sapeurs-pompiers, opérations de distribution de détecteurs à tarif réduit pour les publics fragiles, recommandations des professionnels de la rénovation. Il rejoint un mouvement plus global autour de l’habitat pratique et sécurisé, au même titre que la gestion de l’humidité, le traitement des nuisibles extérieurs – on pense aux astuces parfois surprenantes comme celles sur le sel pour éloigner les crapauds du jardin – ou la préparation de la maison avant l’hiver.

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En clair, la loi fixe la barre minimale. Libre ensuite à chaque propriétaire de viser plus haut, pour que le détecteur ne soit pas qu’un argument administratif, mais un vrai outil de protection de la famille.

Calculer la quantité de détecteurs de fumée selon la surface, les étages et la configuration

Dès qu’on quitte le terrain de la loi pour entrer dans le concret de la maison, une question revient : comment calculer combien de détecteurs installer sans se tromper ? Ici, la méthode la plus efficace reste proche du bon sens de chantier. On ne part pas de formules compliquées, mais de critères simples : nombre d’étages, surface totale et organisation des pièces (zones jour / nuit, dépendances, circulations).

Un principe de base fait consensus parmi les professionnels : un détecteur par étage, complété par un appareil par zone de nuit (couloir de chambres, partie du logement éloignée du reste) et un détecteur supplémentaire dès qu’on franchit un nouveau palier de 40 à 50 m². Cette règle souple fonctionne pour la plupart des scénarios, que ce soit une maison neuve bien agencée ou un vieux pavillon rénové progressivement.

Imaginons par exemple la maison de Nadia et Karim, construite dans les années 80. Rez-de-chaussée avec salon, cuisine séparée et petit bureau, étage avec trois chambres et une salle de bain, plus un sous-sol partiellement aménagé. La surface totale tourne autour de 130 m². En appliquant la logique évoquée plus haut, on obtient :

  • Rez-de-chaussĂ©e : 1 dĂ©tecteur dans la circulation principale (hall ou dĂ©gagement menant aux pièces de vie).
  • Étage : 1 dĂ©tecteur sur le palier desservant les chambres, Ă©ventuellement un second si le couloir est très long ou si une suite parentale est isolĂ©e.
  • Sous-sol : pas de dĂ©tecteur directement dans le garage, mais 1 appareil au niveau de la circulation qui mène au logement.

On arrive rapidement à 3 ou 4 détecteurs, là où le minimum légal se contenterait d’un seul. En complément, si un poêle à bois ou une chaudière à gaz sont présents, il est judicieux d’ajouter des détecteurs de monoxyde de carbone dans les pièces concernées, pour compléter la protection. Cette approche par zones rejoint la manière dont on planifie d’autres travaux de confort : on pense volumes, échanges d’air, circulation, comme lorsqu’on crée des ouvertures ou qu’on refait une isolation.

Pour s’y retrouver, une grille de calcul synthétique peut servir de repère.

Critère de calcul Recommandation Exemple d’application
Nombre d’étages (hors sous-sol brut) 1 détecteur minimum par étage habité. Maison R+1 + combles : au moins 3 détecteurs, un par niveau.
Zones de nuit 1 détecteur par couloir ou zone desservant les chambres. Coin enfants d’un côté, suite parentale de l’autre : 2 détecteurs.
Surface totale Ajouter un détecteur tous les 40–50 m² supplémentaires au-delà d’un socle de 80 m². Maison de 120 m² : 2 détecteurs de base + 1 additionnel = 3 au total.
Dépendances et ailes isolées 1 détecteur pour chaque zone de vie distincte ou communication avec ces zones. Extension salon + bureau indépendant dans le jardin : 2 détecteurs à prévoir.
Pièces techniques Compléter avec des détecteurs de CO si appareils à combustion. Chaudière gaz en sous-sol + poêle à bois au séjour : 2 détecteurs de CO.

Dans une maison de 100 m² de plain-pied, un dimensionnement réaliste consistera à installer au moins 2 à 3 détecteurs : un au centre de la zone jour, un dans le couloir des chambres et éventuellement un troisième dans une aile un peu reculée ou dans la circulation vers le garage. La loi ne demande toujours qu’un seul appareil, mais pour qu’une alarme déclenchée soit entendue depuis chaque lit, il faut parfois accepter de multiplier les points de détection.

Ce calcul est aussi l’occasion de choisir la technologie adaptée. Les modèles interconnectés, par exemple, déclenchent tous leurs avertisseurs dès qu’un seul capte de la fumée. Dans une grande maison en L ou avec plusieurs demi-niveaux, cette option évite de compter uniquement sur le volume sonore pour traverser murs et portes fermées. Elle reste abordable, surtout si on anticipe le besoin dès le projet de rénovation globale.

En bref, calculer la quantité de détecteurs de fumée, ce n’est pas une opération théorique, c’est un réglage fin entre la configuration de la maison, les usages des pièces et le niveau de protection recherché pour les occupants.

Où installer les détecteurs de fumée dans la maison pour une efficacité maximale

Avoir le bon nombre de détecteurs est une chose. Les placer correctement en est une autre, tout aussi cruciale. Un détecteur mal positionné, trop près de la cuisine ou coincé dans un angle de plafond, risque de se déclencher pour un rien… ou de ne pas réagir à temps quand il le faudrait. Pour éviter ça, il faut garder en tête une règle simple : la fumée monte et se concentre d’abord au plafond, puis progresse par les volumes libres, couloirs et cages d’escalier.

Les zones de circulation sont donc prioritaires. Couloirs, paliers, entrées : ce sont des lieux stratégiques, à la croisée des pièces de vie et des chambres. Installer un détecteur au plafond, au milieu de ces circulations, permet à l’alarme de se déclencher dès que la fumée sort de la pièce où le feu démarre. On évite autant que possible les recoins, les poutres massives qui créent des poches d’air ou les endroits soumis à des courants d’air forts, qui peuvent repousser la fumée.

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Un bon schéma de pose suit généralement cette logique :

  • PrioritĂ© 1 : couloir ou dĂ©gagement desservant les chambres, pour protĂ©ger les occupants pendant leur sommeil.
  • PrioritĂ© 2 : palier d’escalier, surtout en maison Ă  Ă©tages, pour capter la fumĂ©e qui monte des niveaux infĂ©rieurs.
  • PrioritĂ© 3 : entrĂ©e ou hall, en complĂ©ment, lorsque la configuration est complexe ou très ouverte.

À l’inverse, certains emplacements sont à éviter. La cuisine et la salle de bain arrivent en tête : vapeur, fumées de cuisson, aérosols de nettoyage… tout peut provoquer des déclenchements intempestifs. Mieux vaut installer le détecteur juste à l’extérieur, dans le couloir adjacent, à distance raisonnable des plaques de cuisson ou de la douche. De même, on écarte les abords immédiats des fenêtres, bouches de VMC et conduits de ventilation qui peuvent dévier la fumée.

Dans les maisons à étages, la cage d’escalier joue un rôle central. La chaleur et la fumée montent très rapidement par ce volume, qui se transforme en « cheminée » en cas d’incendie au rez-de-chaussée. Positionner un détecteur en haut de l’escalier, sur le plafond du palier, permet d’alerter les occupants avant que la fumée ne remplisse le couloir des chambres. Dans les séjours cathédrale ou avec mezzanine, un second appareil peut être envisagé plus bas pour couvrir l’ensemble du volume.

Les combles aménagés, bureaux sous toiture et mezzanines ne doivent pas être oubliés. Ces espaces accueillent souvent des rangements, des installations électriques, parfois des appareils de chauffage d’appoint. Un détecteur dédié au plafond de ces pièces offre une protection supplémentaire, notamment si elles sont utilisées comme chambre d’ami ou bureau occupé tard le soir.

Pour visualiser rapidement les bonnes pratiques de placement, le tableau suivant peut servir de mémo.

Zone de la maison Placement recommandé Point de vigilance
Couloir des chambres Au plafond, centré dans le couloir. Zone prioritaire pour protéger le sommeil des occupants.
Palier d’escalier Au plafond, en haut de la cage d’escalier. Capte la fumée qui monte depuis le niveau inférieur.
Entrée / hall Au plafond, dans la circulation principale. Éviter les angles morts et les courants d’air forts.
Proximité de la cuisine Dans le couloir voisin, hors de la pièce. Limiter les fausses alertes dues aux cuissons.
Pièces techniques (buanderie, cellier) Au plafond si pièce ventilée et peu humide. Attention à l’humidité, à adapter selon le modèle.
Garage attenant Dans la circulation vers la maison, pas au-dessus de la voiture. Compléter avec détecteur de monoxyde de carbone si besoin.

Un placement réfléchi limite aussi le risque de « ras-le-bol » des fausses alarmes. Chaque déclenchement injustifié pousse certains occupants à démonter le détecteur ou à retirer la pile « temporairement », puis à oublier de la remettre. Pour gérer sereinement ces situations, des ressources claires existent, comme les explications détaillant comment désactiver une alarme incendie en toute sécurité sans supprimer la protection sur le long terme.

L’idée générale reste simple : un détecteur doit être entendu de partout et réagir rapidement à la fumée, sans se mettre à hurler pour une simple vapeur de douche. Un peu comme un bon aménagement de salle de bain ou de cuisine, tout se joue dans le positionnement.

Installation, entretien et gestion quotidienne des détecteurs de fumée

Une fois le nombre de détecteurs défini et leur emplacement choisi, reste à les installer correctement et à les faire vivre au quotidien. La plupart des modèles sont conçus pour une pose simple, sans passer des heures avec un perforateur. Les kits fournis comprennent généralement un support à visser ou une fixation sans perçage, quelques chevilles et une notice claire. Suffisant pour la majorité des plafonds courants en plâtre, placo ou bois.

Les étapes de base sont toujours les mêmes. D’abord, marquer l’emplacement choisi, en vérifiant qu’aucun obstacle ne viendra gêner la détection (poutre, coffrage, luminaire imposant). Ensuite, fixer solidement le support ou la platine, puis clipser le détecteur en place. Enfin, activer la pile ou la batterie selon la notice et tester immédiatement l’alarme en appuyant sur le bouton prévu à cet effet. Ce premier test est l’équivalent du « coup de clé » donné après un chantier : il confirme que tout fonctionne.

Sur la durée, l’enjeu principal devient l’entretien régulier. Un détecteur sale ou encrassé ne capte plus correctement la fumée. Les bonnes pratiques sont simples :

  • Tester le dĂ©tecteur une fois par mois en appuyant sur le bouton de test.
  • DĂ©poussiĂ©rer dĂ©licatement le boĂ®tier et les grilles tous les trois Ă  six mois.
  • Remplacer la pile dès que le dĂ©tecteur Ă©met de petits bips rĂ©pĂ©tĂ©s et vĂ©rifier au moins une fois par an.
  • Changer complètement l’appareil tous les 10 ans environ, ou selon la durĂ©e de vie indiquĂ©e.

Quand l’alarme se déclenche sans feu réel, la première réaction consiste à aérer la pièce, éloigner les sources de fumée ou de vapeur (poêle, douche), puis à interrompre l’alarme selon la procédure prévue par le fabricant. Là encore, il est utile de s’appuyer sur des explications claires, comme celles que l’on trouve dans des guides dédiés à l’habitat pratique, à l’image des contenus publiés sur des thématiques de rénovation et d’entretien qui décryptent le bon geste au bon moment.

Les modèles récents proposent parfois des fonctions avancées : interconnexion radio entre plusieurs détecteurs, alerte envoyée sur smartphone, association à d’autres équipements de la maison. Dans un logement de grande surface ou une résidence secondaire, ces options offrent un vrai plus. En cas de déclenchement, tous les détecteurs sonnent en même temps, et on peut être prévenu même en étant absent, pour alerter un voisin ou les secours.

L’entretien ne relève pas seulement de la technique, mais aussi de la pédagogie. Présenter le détecteur aux enfants, leur faire entendre le son de l’alarme, leur expliquer qu’il ne faut ni l’arracher ni jouer avec, tout cela fait partie de l’usage normal. Beaucoup de familles profitent du changement d’heure ou de la préparation de l’hiver pour faire un « tour de la maison » : vérifier toiture, volets, système de chauffage, et tester les détecteurs de fumée dans la foulée. Ce rendez-vous régulier transforme un petit boîtier en réflexe de sécurité.

En définitive, un détecteur bien posé mais jamais testé équivaut à une serrure de porte qu’on ne ferme jamais. L’appareil doit devenir un élément à part entière de la routine d’entretien de la maison, au même titre que le nettoyage des gouttières ou la purge des radiateurs.

Combien de détecteurs de fumée installer dans une maison de 100 m² ?

Pour une maison de 100 m², il est conseillé de prévoir 2 à 3 détecteurs de fumée : au moins un appareil par étage et un dans la circulation qui dessert les chambres. La loi n’impose qu’un détecteur par logement, mais pour une protection efficace, visez environ un détecteur tous les 40 à 50 m² et au moins un par zone de nuit.

La réglementation fixe-t-elle un nombre de détecteurs par mètre carré ?

Non, la réglementation française ne prévoit aucun nombre obligatoire de détecteurs par mètre carré. Elle impose uniquement la présence d’au moins un détecteur conforme (NF EN 14604) dans chaque logement. Les professionnels recommandent toutefois un détecteur pour environ 50 m², avec un minimum d’un appareil par niveau et par couloir de chambres.

Où placer un détecteur de fumée pour qu’il soit vraiment efficace ?

L’emplacement idéal est au plafond, dans les zones de circulation : couloirs, paliers, entrée, et à proximité des chambres. Il faut éviter la cuisine et la salle de bain, ainsi que les zones soumises aux courants d’air (fenêtres, bouches de VMC). Le but est de capter la fumée qui se propage tout en limitant les fausses alarmes.

Qui doit installer et entretenir le détecteur dans une location ?

Dans un logement loué, le propriétaire doit fournir et installer au moins un détecteur de fumée conforme avant l’arrivée du locataire. L’occupant, ensuite, est responsable de l’entretien courant : tests réguliers, nettoyage, remplacement des piles. Cette répartition peut être précisée dans le bail, mais elle suit généralement ce principe.

Pourquoi prévenir son assurance habitation quand on installe un détecteur de fumée ?

Informer son assurance habitation de la présence d’un détecteur de fumée permet de sécuriser l’indemnisation en cas d’incendie. Une attestation d’installation, mentionnant la date de pose et la conformité à la norme NF EN 14604, prouve que le logement respecte les obligations de sécurité. Cela peut éviter des discussions compliquées après un sinistre.

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