Avant l’achat : tout savoir sur le prix du laurier palme 1,50 m et le coût réel pour créer une haie

Le laurier palme de 1,50 m séduit pour une raison simple : il donne l’impression que la haie est déjà là. En une journée, une terrasse exposée se transforme en cocon plus intime, un jardin nu trouve un véritable fond de décor. Pourtant, entre le prix annoncé sur l’étiquette, les frais de livraison, la préparation du terrain, l’arrosage et le temps passé, le coût réel d’une haie peut s’éloigner sérieusement du tarif affiché au rayon jardin. Sans un minimum de calculs au mètre linéaire, un projet qui semblait accessible peut grimper jusqu’à plusieurs milliers d’euros sans que l’on comprenne vraiment pourquoi.

Pour garder la main sur le budget, le plus efficace consiste à raisonner comme un professionnel : comparer les plants de la même manière qu’on compare des matériaux sur un chantier, intégrer tout ce qui gravite autour (sol, paillage, eau, main-d’œuvre) et se projeter sur les premières années plutôt que sur la seule journée de plantation. Le cas de Marc et Élodie, décidés à protéger leur terrasse d’un voisinage proche avec 18 m de haie, illustre bien ce jeu d’équilibre entre hauteur de départ, densité de plantation, état du terrain et capacité à entretenir. Une haie réussie ne se résume pas au nombre de pots commandés : c’est un ensemble cohérent, pensé pour durer et rester agréable à vivre.

En bref

  • Prix moyen d’un laurier palme 1,50 m : la plupart des offres sérieuses se situent entre 25 et 60 € par plant, selon la variété, le volume du conteneur et la pépinière.
  • Coût au mètre de haie : avec deux plants par mètre, le poste végétal tourne généralement autour de 50 à 120 € le mètre linéaire, avant préparation du sol et pose.
  • Budget global réaliste : pour 20 m de haie, le total finit souvent entre 1 200 et 3 000 €, selon que l’on plante soi-même ou avec un professionnel et selon la difficulté du terrain.
  • Point de vigilance : un plant haut de 1,50 m réclame un suivi sérieux les deux premiers étés ; économiser sur l’arrosage revient presque toujours à payer des remplacements.
  • Clé de décision : mieux vaut comparer le coût au mètre linéaire et le volume des conteneurs plutôt que se laisser séduire uniquement par la hauteur annoncée des arbustes.

Prix d’un laurier palme 1,50 m : décoder l’étiquette avant l’achat

Derrière le tarif affiché pour un laurier palme 1,50 m se cachent plusieurs réalités qu’il faut distinguer. Deux plants de même hauteur peuvent avoir été produits dans des conditions très différentes, avec un volume racinaire plus ou moins généreux, un stockage plus ou moins long, et donc une capacité de reprise qui n’a rien à voir. Sur le papier, la taille est identique ; dans le jardin, la vigueur au bout de deux saisons peut diverger du tout au tout.

Les prix observés en pépinière ou en ligne tournent le plus souvent entre 25 et 60 € l’unité pour un sujet de 1,50 m. Dans le bas de la fourchette, il s’agit généralement de plants en conteneur plus petits (environ 7 à 10 litres), parfois issus de lots en promotion ou vendus par volume. Dans le haut, on trouve des arbustes avec une ramure bien garnie, en pots plus volumineux (15 à 25 litres) ou des variétés sélectionnées pour leur caractère ornemental et leur tenue en haie.

Le type de conteneur est un élément clé. Un laurier palme de 1,50 m dans un seau très compact, où les racines tournent en spirale serrée, montre qu’il est resté longtemps en pot. Il risque de mettre du temps à s’installer une fois en terre, voire de souffrir lors des premiers étés. À l’inverse, un plant légèrement plus cher mais produit dans un volume de substrat cohérent, avec des racines bien réparties, s’enracinera plus rapidement. Dans la durée, ce deuxième profil devient souvent plus économique.

Autre paramètre à ne pas négliger : la livraison. Pour des arbustes de cette taille, les frais de transport peuvent atteindre plusieurs dizaines, voire centaines d’euros selon la distance, le nombre de pots et le mode d’acheminement (palette, transporteur spécialisé, retrait en magasin). Une offre qui paraissait imbattable sur le prix unitaire se révèle soudain beaucoup moins intéressante une fois ajoutés les coûts d’acheminement. C’est là qu’un devis global, incluant végétaux et livraison, évite les mauvaises surprises à la validation du panier.

La variété de laurier palme joue aussi sur le tarif. Les cultivars très répandus comme le Rotundifolia se situent souvent dans une zone de prix compétitive, grâce aux volumes produits. Des variétés plus récentes, comme ‘Novita’, ou plus étroites comme le ‘Caucasica’, peuvent être légèrement plus onéreuses, mais rendent de fiers services dans des jardins aux passages étroits ou où l’emprise au sol doit rester limitée. Sur la durée, choisir une variété adaptée à la largeur disponible réduit le nombre de tailles lourdes et le temps passé au sécateur.

Le cas de Marc et Élodie montre bien l’importance de ce choix. Leur bande plantable ne mesure que 90 cm de large entre la clôture et la terrasse. Un Rotundifolia planté trop près de la limite aurait fini par « manger » la circulation. En se tournant vers une variété plus verticale, quitte à payer quelques euros de plus par plant, ils évitent des années de taille intensive et le risque de devoir reprendre entièrement la haie.

Enfin, la qualité visible mérite toujours une inspection attentive : feuillage d’un vert franc, sans taches étendues ; branches souples, non cassées ; motte humide mais pas détrempée ; absence de chignon racinaire trop dense en fond de pot. Un plant moins cher, mais manifestement stressé, peut végéter longtemps et finir par créer une ligne irrégulière avec des « trous » qui gâchent l’effet brise-vue. Autrement dit, le bon prix n’est pas forcément le plus bas : c’est celui qui garantit une reprise fiable et une croissance régulière.

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Au moment de comparer les offres, raisonner en coût global, conteneur compris, plutôt qu’en simple étiquette de rayon, permet de choisir un laurier palme 1,50 m qui justifie réellement son tarif.

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Nombre de lauriers palmes 1,50 m et coût au mètre linéaire d’une haie occultante

Dès qu’il s’agit de transformer quelques pots en une haie continue, la bonne échelle de calcul n’est plus le prix par plant, mais le coût au mètre linéaire. C’est ce raisonnement qui permet d’anticiper la facture réelle et de tester différents scénarios : densité de plantation, hauteur de départ, voire mélange de tailles. Se demander « combien coûte ma haie sur 10, 15 ou 20 m ? » est plus pertinent que de s’attarder uniquement sur le prix d’un seul arbuste.

Pour un écran efficace avec des sujets de 1,50 m, la plantation se fait le plus souvent à deux plants par mètre, soit un espacement d’environ 50 cm. Cette densité offre rapidement une impression de continuité, tout en laissant à chaque arbuste la place de s’étoffer. En dessous (1,5 plant/m), le coût immédiat baisse, mais l’attente s’allonge avant d’obtenir un véritable brise-vue. Au-dessus (3 plants/m), le résultat visuel est rapide, mais la concurrence racinaire et l’entretien deviennent plus exigeants.

Sur les 18 m de Marc et Élodie, la plantation à deux plants par mètre nécessite 36 lauriers. À 32 € l’unité, leur budget végétal seul atteint 1 152 €. À 48 € par plant, la même ligne passe à 1 728 € sans compter le terreau, le paillage ou la main-d’œuvre. Le simple choix d’un tarif plus élevé par sujet pèse donc plusieurs centaines d’euros sur la facture totale. D’où l’intérêt de vérifier si cette différence de prix se justifie par un volume de conteneur supérieur, une meilleure variété ou un service de livraison inclus.

Pour y voir clair, un tableau comparatif par mètre linéaire reste un outil simple et redoutablement efficace.

Poste de dépense Estimation au mètre linéaire Point de vigilance
Laurier palme 1,50 m 50 à 120 € 2 plants/m, variété, volume du pot, frais de livraison
Paillage et amendement 8 à 25 € Épaisseur du paillis, qualité du compost, largeur traitée
Matériel d’arrosage 5 à 20 € Tuyau microporeux, raccords, accès au point d’eau
Main-d’œuvre professionnelle 25 à 70 € Préparation du sol, évacuation, garantie éventuelle
Budget global indicatif 88 à 235 € Terrain simple, hors contraintes particulières

Sur une longueur de 20 m, ces chiffres donnent des repères très concrets. Avec 40 plants à 35 € l’unité, le poste végétal monte à 1 400 €. En ajoutant un paillage durable, du compost et un système d’arrosage de base, le budget matériel grimpe facilement entre 1 650 et 1 900 € si la plantation est réalisée avec méthode par le propriétaire. En confiant la préparation du sol, la pose et la finition à un jardinier, le total se situe fréquemment entre 2 200 et 3 000 €, selon l’accessibilité du terrain et la région.

Pour certains projets, il peut être judicieux de comparer ce scénario avec une autre stratégie : opter pour des plants plus jeunes, par exemple entre 80 et 100 cm, moins chers à l’achat (souvent autour de 10 à 25 €), et accepter d’attendre une saison supplémentaire pour obtenir le même niveau d’occultation. L’économie à l’achat peut alors financer un meilleur système d’arrosage ou un paillage plus généreux, qui sécurisent la croissance de la haie.

Il est également possible de varier la densité selon les zones. Dans la partie la plus exposée au vis-à-vis, deux plants par mètre assurent un écran rapide. Dans un tronçon moins sensible, un écartement légèrement plus large limite le nombre de sujets, donc le coût. Cette approche au cas par cas, inspirée des chantiers professionnels, évite de surdimensionner toute la longueur alors que seules quelques zones sont réellement critiques pour l’intimité.

Un dernier point pèse sur le budget : la topographie du terrain. Un sol en pente, caillouteux ou déjà planté augmente le temps de travail et la complexité, surtout pour la pose d’un arrosage intégré. À l’inverse, une bande de terre meuble, dégagée et facilement accessible permet d’optimiser les coûts de main-d’œuvre. Dans tous les cas, convertir le projet en prix au mètre linéaire aide à comparer sans se laisser tromper par des offres qui semblent attractives mais ne couvrent qu’une partie du besoin.

Une haie bien pensée sur plan, avec le bon nombre de plants et le bon espacement, commence déjà à faire économiser de l’argent avant même que la première bêche n’entre en terre.

Préparer le sol et l’implantation : limiter les coûts cachés d’une haie de laurier palme

Le laurier palme a la réputation d’être « facile », mais ce n’est pas un magicien. Une haie plantée dans un sol lourd, tassé ou gorgé d’eau finira par le montrer : jaunissement, croissance inégale, trous dans la ligne, maladies favorisées par l’excès d’humidité. Or, corriger ces problèmes après deux ou trois ans coûte toujours plus cher que de soigner la préparation du terrain dès le départ.

La première étape consiste à évaluer le drainage. Dans une terre argileuse ou très compacte, une pluie soutenue laisse parfois des flaques qui persistent plus de 48 heures. C’est un signal d’alerte : les racines du laurier palme n’apprécient pas de baigner durablement dans l’eau. Dans ce contexte, le projet doit intégrer soit un travail de décompactage sérieux, soit un léger rehaussement de la plantation, voire un choix de végétaux plus tolérants à l’humidité si la situation est extrême.

Au lieu de creuser des trous isolés pour chaque pot, une approche consistant à ouvrir une tranchée continue est souvent plus efficace. Sur une haie de 15 ou 20 m, cette méthode permet de décompacter la terre de manière homogène, d’apporter du compost sur toute la longueur, et d’éviter l’effet « pot dans un puits de terreau ». En pratique, une largeur de 40 à 50 cm pour une profondeur adaptée à la hauteur des mottes offre une bonne base. Le haut de la motte doit arriver au niveau du sol fini, voire légèrement au-dessus, jamais en fond de cuvette.

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La terre extraite peut être mélangée avec un compost bien mûr, voire un peu de terre végétale si le sol en place est très pauvre. En revanche, remplir le fond de la tranchée uniquement avec du terreau de sac très léger n’est pas une bonne idée. Les racines risquent de rester dans cette zone confortable et de ne pas coloniser la terre native, ce qui rend la haie plus sensible à la sécheresse et à la chaleur. Un substrat trop différent autour de la motte peut aussi se comporter comme une bassine, retenant l’eau au mauvais endroit.

Marc et Élodie avaient d’abord imaginé planter en direct dans une bande de terrain longtemps utilisée pour stocker des matériaux. Le sol y était tassé comme un sol de parking. En acceptant de consacrer une partie de leur budget à un décompactage mécanique et à l’apport de matières organiques, ils ont évité un scénario classique : des plants qui survivent, mais ne poussent quasiment pas pendant deux ans, puis qu’il faut remplacer un par un.

Une fois la tranchée prête, l’étape suivante consiste à organiser le paillage et la bordure. Un paillis de 7 à 10 cm (plaquettes de bois, écorces non traitées, broyat de branches) limite l’évaporation, réduit la levée d’herbes indésirables et protège la structure du sol. Laisser un petit cercle dégagé autour du collet de chaque plant évite que l’humidité ne stagne contre les tiges. Côté budget, investir dans un paillage de qualité, durable, coûte quelques euros de plus au départ, mais économise des heures de désherbage et des arrosages répétés.

Anticiper l’arrosage sur plan permet aussi de ne pas improviser une fois les arbustes en place. Un simple tuyau microporeux, déroulé au pied de la haie avant le paillage et relié à un robinet, représente un investissement limité au regard du prix global du projet. En période sèche, ouvrir le robinet pendant une durée définie apporte un arrosage lent et profond, bien plus efficace que des allers-retours avec l’arrosoir « quand on a le temps ».

Enfin, prévoir une bande claire autour de la haie simplifie l’entretien futur. Une pelouse qui vient lécher le tronc des lauriers crée une concurrence pour l’eau, rend la tonte pénible et augmente le risque de coups de fil ou de débroussailleuse sur les jeunes tiges. Une bande paillée de 40 à 50 cm de chaque côté, bien délimitée, protège l’investissement et garde un aspect net au fil des saisons.

En résumé, chaque heure passée à préparer la ligne de plantation représente une économie silencieuse. Sur les chantiers les plus aboutis, la haie ne coûte pas seulement moins cher à implanter : elle demande aussi moins de rattrapage, moins de remplacements et moins d’achats de produits « miracles » pour corriger des problèmes qui auraient pu être évités.

Poser une haie de laurier palme 1,50 m : chantier en autonomie ou intervention d’un pro ?

Une fois le tracé défini et le sol prêt, une question pratique se pose : faut-il planter soi-même ou confier le chantier à un jardinier ? Sur le papier, faire la pose en autonomie semble toujours plus économique. Dans la réalité, tout dépend du volume de travail, de l’accès au terrain et de la capacité à organiser le chantier sans bâcler les finitions.

Un laurier palme de 1,50 m en conteneur bien arrosé pèse son poids. Sur une haie de 20 m avec 40 sujets, déplacer, positionner, planter et arroser chaque pot représente plusieurs heures de manutention. Si le jardin est en pente, si l’accès se fait par un passage étroit ou si les arbustes doivent être portés à la main depuis la rue, l’effort physique augmente encore. C’est ici qu’un devis de professionnel, qui inclut livraison, pose et nettoyage, peut finalement se justifier.

Faire intervenir un jardinier ou une entreprise paysagiste ne se résume pas à payer une paire de bras. C’est aussi profiter d’une expertise de terrain : ajustement de l’espacement selon la variété, gestion des angles, contrôle de la profondeur de plantation, repérage d’éventuels problèmes (motte trop sèche, collet enterré, racines abîmées). Sur un linéaire visible depuis la terrasse ou les pièces de vie, cette précision fait la différence en termes de rendu final.

Cela n’empêche pas de garder la main sur une partie du chantier. Marc et Élodie, par exemple, ont choisi un compromis : faire préparer la tranchée et livrer les végétaux par un pro, puis participer eux-mêmes à la plantation sous son contrôle, et gérer en autonomie le paillage et l’arrosage ultérieur. Cette organisation diminue la facture de main-d’œuvre tout en sécurisant les étapes les plus délicates.

Pour ceux qui souhaitent planter seuls, quelques gestes simples structurent le chantier :

  • Tendre un cordeau pour matérialiser l’alignement et éviter d’obtenir une haie qui ondule, très visible une fois les arbustes développés.
  • Préparer toute la tranchée avant de sortir les lauriers de leurs pots, afin que les racines ne se dessèchent pas au soleil pendant que l’on creuse encore.
  • Positionner les plants « à blanc » au sol en respectant l’espacement prévu, puis reculer pour juger l’effet et ajuster avant de planter définitivement.
  • Hydrater la motte si elle paraît légère ou sèche, planter au bon niveau et tasser à la main plutôt qu’avec le talon pour ne pas compacter exagérément la terre.
  • Arroser abondamment après la plantation, puis pailler, afin de chasser l’air résiduel autour des racines et stabiliser l’humidité.

Un autre point ne doit jamais être négligé : le cadre réglementaire. Avant d’acheter les plants, il est indispensable de vérifier les distances de plantation imposées par le Code civil, le règlement de lotissement ou le PLU. Planter trop près de la limite séparative peut obliger à tailler constamment la haie, voire à la déplacer après coup si un conflit de voisinage éclate. Dans la plupart des cas, un recul de 50 cm à 2 m selon la hauteur adulte de la haie est requis, sauf accord écrit avec le voisin.

Pour comparer les devis de manière pertinente, il est conseillé de demander :

  • le détail du nombre de plants, de la variété et du volume de conteneur ;
  • la mention explicite de la préparation du sol (simple trou ou vraie tranchée) ;
  • la fourniture ou non du paillage et d’un système d’arrosage ;
  • la prise en charge de l’évacuation des déchets de terre ou de végétaux ;
  • l’existence d’une garantie de reprise et les conditions associées (exclusion en cas de manque d’eau, gel intense, etc.).
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Un devis global sans ces précisions est difficile à comparer et réserve parfois des frais supplémentaires inattendus. À l’inverse, un chiffrage détaillé permet éventuellement de scinder le chantier : confier, par exemple, la tranchée et la pose principale au professionnel, tout en conservant le paillage ou l’arrosage à la charge du propriétaire.

Quelle que soit la formule retenue, la bonne organisation consiste à garder assez de moyens (financiers et en temps) pour assurer la suite : l’arrosage régulier, la première taille, la surveillance des signes de stress. Une haie bien posée mais laissée à sec le premier été perd vite l’avance que l’on avait réussi à « acheter » avec des sujets de 1,50 m.

Entretien d’une haie de laurier palme : protéger l’investissement sur le long terme

Une fois la haie de laurier palme 1,50 m en place, le poste budgétaire ne s’arrête pas vraiment. Bien sûr, l’essentiel de la dépense est passé. Mais pour que cette ligne de verdure reste dense, esthétique et fonctionnelle, un minimum d’entretien régulier est indispensable. C’est lui qui évite de transformer un écran chic en mur végétal envahissant ou malade.

La taille est le premier volet à anticiper. Le laurier palme pousse rapidement, surtout dans un sol bien préparé et correctement arrosé les premières années. Une à deux tailles par an suffisent généralement à maintenir une forme nette. Une intervention au début de l’été, après la grosse poussée printanière, permet de recadrer le volume. Une taille plus légère à la fin de l’été peut être envisagée dans les régions au climat doux, à condition de ne pas intervenir trop tard avant les premiers froids.

La forme donnée lors de la taille conditionne aussi la santé de la haie. Une base légèrement plus large que le sommet permet à la lumière d’atteindre les parties basses, limitant le dégarnissement. Une silhouette strictement verticale, flatteuse sur le moment, favorise parfois l’ombre sur les rameaux inférieurs et, à terme, la perte de feuilles là où l’on avait justement besoin de densité. C’est un détail, mais sur plusieurs années il pèse lourd.

Le laurier palme supporte sans difficulté le taille-haie, mais ses grandes feuilles peuvent brunir en bordure lorsqu’elles sont coupées. Sur les zones les plus visibles (près de la terrasse, autour d’un coin repas), travailler au sécateur ou à la cisaille donne un rendu plus propre. Pour de grandes longueurs, un taille-haie bien affûté et un ramassage soigné des déchets restent la meilleure combinaison coût/efficacité.

Au-delà de la taille, l’arrosage des premières années reste une ligne de dépense à intégrer. Un plant de 1,50 m a déjà une masse foliaire importante à alimenter, mais un système racinaire encore limité dans son nouveau sol. Pendant les deux premiers étés, des arrosages copieux et espacés (plutôt que des petits arrosages fréquents) encouragent les racines à descendre en profondeur. Sans cette rigueur, les arbustes risquent le stress hydrique, surtout lors des épisodes de chaleur de plus en plus marqués.

Le paillage doit être renouvelé régulièrement, au moins tous les deux ou trois ans, pour conserver son efficacité. Les plaquettes de bois ou les écorces finissent par se dégrader, ce qui est une bonne chose pour la vie du sol, mais impose de rajouter une couche pour maintenir 7 à 10 cm d’épaisseur. Ce poste reste modeste en comparaison du budget de départ, mais il ne faut pas l’oublier dans la vision globale.

L’observation des signes de fatigue fait également partie de l’entretien. Des feuilles qui jaunissent partout en même temps peuvent trahir un excès d’eau, un manque de nutriments ou un sol trop calcaire. Des taches brunes, des perforations irrégulières, des portions de haie qui tirent la langue pendant que le reste se porte bien : chacun de ces symptômes appelle une analyse avant de sortir un produit. La plupart du temps, un ajustement d’arrosage, une meilleure aération de la ramure et un sol vivant suffisent à redresser la barre.

Enfin, la diversité végétale peut être un allié discret pour la durabilité. Une haie 100 % laurier palme fait parfaitement le travail d’occultation, mais se montre plus vulnérable si une maladie spécifique se développe. Introduire ponctuellement d’autres essences persistantes (eleagnus, photinia, houx, noisetier, arbustes fleuris) permet de casser l’effet de monoculture et d’offrir de la nourriture et des abris à la faune locale. Sur le plan visuel, quelques notes de couleur ou de texture différentes renforcent souvent le caractère du jardin sans nuire à l’effet brise-vue.

Une haie de laurier palme bien entretenue n’est pas seulement une frontière végétale. Elle devient un véritable mur vivant, capable de structurer l’ensemble du jardin et de valoriser l’habitation. Considérer l’entretien comme une partie intégrante du projet, dès le choix des plants de 1,50 m, permet de rester maître du budget et du résultat sur toute la durée de vie de la haie.

Quel est le prix moyen d’un laurier palme de 1,50 m prêt à planter ?

Pour un laurier palme de 1,50 m (Prunus laurocerasus) issu d’une pépinière sérieuse, il faut généralement compter entre 25 et 60 € par plant. La fourchette dépend de la variété, du volume du conteneur, de la densité du feuillage et des conditions de livraison. Les offres très en dessous de 25 € cachent souvent un pot plus petit ou un végétal moins bien préparé pour la reprise.

Combien de lauriers palmes faut-il pour une haie de 10 mètres ?

Pour une haie dense avec des plants de 1,50 m, on prévoit en règle générale deux lauriers palmes par mètre, soit environ 20 sujets pour 10 mètres. Cet espacement d’environ 50 cm permet d’obtenir rapidement un bon brise-vue, tout en laissant chaque plant s’étoffer correctement. Il peut être légèrement adapté selon la variété choisie et la largeur disponible.

Quel budget prévoir pour une haie de laurier palme de 20 mètres ?

Pour 20 mètres de haie avec des lauriers palmes de 1,50 m, plantés à deux sujets par mètre, le budget végétal tourne autour de 1 000 à 2 400 € selon le prix unitaire. En ajoutant paillage, amendement et matériel d’arrosage, le coût global en auto-plantation se situe souvent entre 1 650 et 1 900 €. En faisant appel à un professionnel pour la préparation du sol et la pose, un budget de 2 200 à 3 000 € est courant, hors contraintes particulières.

Le laurier palme 1,50 m pousse-t-il rapidement après plantation ?

Le laurier palme a une croissance réputée rapide, mais un plant de 1,50 m doit d’abord développer un système racinaire solide dans son nouveau sol. La première année, la croissance aérienne peut sembler modérée, surtout si la plantation est récente. Avec une bonne préparation du terrain et des arrosages suivis les deux premiers étés, la haie prend ensuite du volume de manière régulière.

Quelle est la meilleure période pour planter une haie de laurier palme ?

Les périodes les plus favorables sont l’automne et le début du printemps, lorsque le sol reste meuble et que les températures sont modérées. Les plants en conteneur peuvent être installés à d’autres moments, mais cela impose un arrosage beaucoup plus rigoureux, surtout en été. Il convient d’éviter les épisodes de gel marqué et les sols saturés d’eau au moment de la plantation.

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